La magie vaudou

Publié le par Oriane

                                                  

Le vaudou étant une religion évolutive, les rites s'adaptent et évoluent suivant les époques, ainsi, à certaines occasions, ce culte admettait le cannibalisme. Voici un témoignage à titre d'exemple, en 1869, un prêtre français se mêla aux cérémonies dans la forêt, il acquit la certitude que le sacrifice dit du “chevreau sans corne” était une immolation humaine : “La foule s'ouvrit et laissa voir un enfant assis, les pieds liés, la victime fut enlevée par une corde passée dans une poulie, et un sacrificateur s'approcha d'elle un couteau à la main....Le lendemain, on retrouvait le crâne de l'enfant parmi les débris de la fête”.

Les pratiques vaudou présentent des aspects multiples, allant d'ordonnances religieuses plus simples, au domaine magico-sacré, jusqu'à la magie noire, en effet, on peut également recourir au loas de façon maléfique. Voici des exemples d'ordonnances faites par le clergé, il s'agit d'oraisons, prières catholico vaudou enfermées dans un sachet en cuir, pendues au cou du fidèle, la pratique la plus courante est de les avaler avec une gorgée de liquide : “J'ai mangé trois passeports, celui du loa Guédé, la prière Saint-Nicolas et celle de Saint-Bartol”. (Déan) Les amulettes sont aussi fort prisées, elles consistent en colliers confectionnés avec de fausses perles colorées, de sachets remplis de divers éléments, en résumé, d'objets, de cordons que l'on porte au cou, sur les reins, aux bras et aux jambes : “Le bokô a pris des clous et les a attachés en forme de croix que je porte en talisman avec une chemise rouge et noire”. (Accélent) Les bokôs confectionnent une substance liquide qui a des propriétés magiques dont ils remplissent des flacons et qui ont chacune leur usage propre. Divers ingrédients entrent dans ces préparations, encens, souffre, corne de cerf, lavande rouge, poudre d'yeux d'écrevisses....cela pour les produits non toxiques, parallèlement, il arrive fréquemment que l'on utilise des produits plus dangereux et malpropres, comme le cyanure de fer, l'assa-foetida, surnommé “excrément du diable”, la sulfite de potasse, l'eau de répugnance, l'ammoniaque et la mort-aux-rats

Publié dans Culture

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