Le chocolat

Publié le par Oriane

Le chocolat est un aliment produit à partir de la fève de cacao.

C'est un ingrédient que l'on retrouve dans de nombreux desserts, tels que confiseries, biscuits, gâteaux, glaces, tartes, etc.
Les cadeaux en chocolat moulé de différentes manières sont devenus des traditions pour certaines festivités : œufs et lapins en chocolat à Pâques, pièces en chocolat pour Hanoucca et Noël, cœurs en chocolat pour la Saint-Valentin...
Le chocolat est également utilisé dans les boissons chaudes ou froides (chocolat chaud...).

Ethymologie :

« Chocolat » proviendrait du mot nahuatl xocolatl qui est une combinaison des mots xocolli (signifiant « acide ») et atl (qui veut dire « eau »)

Les Aztèques associaient le chocolat avec Xochiquetzal, la déesse de la fertilité.
Le chocolat est également associé avec le dieu Maya de la fertilité.

Le philologue mexicain Ignacio Davila Garibi suggère que les Espagnols ont inventé ce mot en associant le terme chocol et en remplaçant le mot maya haa (signifiant eau) par le terme Aztèque . Cependant, il semble plus probable que les Aztèques eux-mêmes inventèrent le mot, ayant adopté depuis longtemps en Nahuatl le mot Maya pour la fève de cacao. En effet, les Espagnols eurent peu de contact avec les Mayas avant que Cortés rapporte au roi d'Espagne une boisson chocolatée connue sous le nom de xocolatl. Wiliam Bright relève que le mot xocoatl n'apparaît pas au début de la langue espagnole ou dans les sources coloniales Nahuatl.
Le verbe maya chokola'j , qui signifie « boire du chocolat ensemble », a aussi été proposé comme origine possible.



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                      Rois Mixtèques buvant du chocolat (représentation tirée du Codex Zouche-Nuttall).

Dans une étude controversée, les linguistes Karen Dakin et Søren Wichmann trouvèrent que dans de nombreux dialectes Nahuatl, le nom est plutôt chicolatl que chocolatl. De plus, de nombreuses langues parlées au Mexique (telles que le popoluca, le mixtèque, le zapotèque) et même aux Philippines, ont emprunté cette version du mot. Le mot chicol-li fait référence à des ustensiles de cuisine (toujours utilisés dans certaines régions).
Depuis que le chocolat fut servi, à l'origine de manière cérémonial, avec des fouets individuels , Dakin et Wichmann considèrent qu'il semble assez probable que la forme d'origine du mot était chicolatl, ce qui aurait signifié « boisson battue ».
Dans plusieurs régions du Mexique, chicolear signifie « battre, remuer » .

Origines du chocolat
Originaire des plaines tropicales d'Amérique du Sud, plus précisément d'Amérique centrale, le cacao fut cultivé durant au moins trois millénaires dans cette région et dans l'actuel Mexique. Les documents les plus anciens attestant de sa présence remontent aux alentours de 1100 avant JC. La majorité des peuples mésoaméricains (y compris les Mayas et les Aztèques) faisaient des boissons chocolatées.

Les fèves de cacao étaient utilisées pour faire du troc, payer des impôts et acheter des esclaves. La boisson obtenue avec ces graines était vraisemblablement utilisée à des fins thérapeutiques ou lors de certains rituels. Le livre de la Genèse Maya, le Popol Vuh, attribue la découverte du chocolat aux dieux. Cette boisson aurait été confectionnée lors de l'union naturelle du héros Hun Hunaphu avec une jeune fille de Xibalba, l'inframonde maya. Hun Hunaphu avait été décapité par les seigneurs de Xibalba. Sa tête fut ensuite pendue à un arbre mort qui donna miraculeusement des fruits en forme de calebasse appelés cabosses de cacao. La tête du héros cracha dans la main de la jeune fille, assurant ainsi sa fécondation magique. Depuis, le peuple maya se sert du chocolat comme préliminaires au mariage. Le cacao permettait aussi de purifier les jeunes enfants maya lors d'une cérémonie. De même, le défunt était accompagné de cacao pour son voyage vers l'au-delà. Durant presque toute son histoire, le chocolat fut utilisé comme boisson. Les plus anciennes traces de l'utilisation du chocolat datent d'avant les Olmèques. En novembre 2007, des archéologues rapportèrent avoir trouvé la plus ancienne preuve de la culture et de l'utilisation du cacao sur un site à Puerto Escondido (Honduras); datant de 1100 à 1400 avant JC.

Les restes et le type de récipients qu'ils trouvèrent indiquent qu'à l'origine, l'usage du cacao n'était pas uniquement en tant que boisson, mais que la pulpe blanche autour des fèves de cacao était probablement utilisée comme source de sucre à fermenter pour la production de boissons alcoolisées. Les Mayas cultivaient des cacaoyers et utilisait les graines de cacao pour fabriquer une boisson mousseuse et amère.

Une tombe Maya du début de la période Classique (460-480 avant JC) fut retrouvée sur le site de Rio Azul (au Guatemala) avec des récipients sur lesquels était représenté le caractère maya symbolisant le cacao, ainsi que des restes de boisson chocolatée .

Des documents rédigés en caractères Maya attestent que le chocolat était utilisé aussi bien pour des cérémonies que pour la vie quotidienne.

Au Belize fut découvert une poterie contenant des traces de cacao, ce qui prouve l'existence d'une consommation de chocolat dès le VIe siècle.

Au Nouveau Monde, le chocolat était consommé sous forme d'une boisson amère et épicée appelée xocoatl ; et était souvent aromatisée avec de la vanille, du piment et du roucou.

Les Aztèques associaient le chocolat avec Xochiquetzal, la déesse de la fertilité.

On pensait que Xocoatl permettait de lutter contre la fatigue, une croyance que l'on devait probablement à la teneur en Théobromine. D'autres boissons chocolatées l'associait avec des aliments tels que le gruau de maïs (qui joue le rôle d'émulsifiant) et le miel.

Durant plusieurs siècles, en Europe et en Amérique du Sud, on utilisait les fèves de cacao pour soigner la diarrhée.

Le chocolat était un produit de luxe dans toute la Mésoamérique Civilisation précolombienne et les fèves de cacao furent souvent utilisées comme monnaie d'échange et ce, dès 1 000 ans av. J.-C.
Par exemple, un Zontli était égal à 400 fèves, tandis que 8 000 fèves étaient égales à un Xiquipilli. Dans les hiéroglyphes mexicains, un panier contenant 8 000 fèves symbolisait le chiffre 8 000. Plus tard, en 1576, il fallait 1 200 fèves pour obtenir 1 peso mexicain. Les Aztèques utilisaient un système pour lequel une dinde coûtait 100 fèves de cacao et un avocat frais valait 3 fèves.

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Tous les territoires où poussaient des cacaoyers qui étaient conquis par les Aztèques devaient leur verser les fèves de cacao comme taxe, ou pour reprendre le mot utilisé par les Azèques, comme tribut.

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