La peinture romantique

Publié le par Oriane

La peinture romantique est un courant pictural issu du romantisme qui s’étend environ de 1770 à 1870 (soit cent ans) et peut être divisé en trois périodes distinctes :

  1. 1770-1820 ou préromantisme
  2. 1820-1850 ou l’apogée du romantisme
  3. 1850-1870 ou tradition post-romantique

Chacune de ces périodes possèdent ses particularités (lieux de développements, artistes )

Au XVIIe siècle, l'influence française dans le domaine des arts s'étend à toute l'Europe. L'Angleterre tentera de s'affranchir de cette domination, mais sa différence se fait entendre principalement dans les domaines philosophique et de la jurisprudence. Vers 1770, de grands changements commencent à apparaître, et on commence à en voir les manifestations dans le domaine de l'Art, et la France restera au coeur de ces bouleversements.

La découverte et l'exploration de Pompei (1750) et d'Herculanum sont considérés par les historiens comme signifiant l'apparition du néoclassicisme. Pourtant, l'expression a été trouvée bien plus tard, en 1880, « pour désigner des objets d'art hybrides, à la changeante faveur commerciale». Il s'agit principalement d'un retour phantasmé et imaginatif à l'antiquité gréco-romaine. En architecture, ce renouvellement par l'inspiration de modèles architecturaux antiques a pris très facilement en France. En sculpture également, Diderot admire Falconet et sa sculpture "passionnée", tandis que Houdon retrouve la dynamique de la Renaissance française. Ce retour à un style palladien aura un fort retentissement, notamment lors de l'émergence de formes artistiques propres au continent nord-américain : en 1770, ce type d'architecture « néo-palladienne » se combinera à des formes originales pour supplanter, en Amérique, le style architectural des colons.

1770-1820 ou préromantisme :

Cette période est caractérisée par le fait qu’elle se développe en parallèle avec le néoclassicisme. C’est aussi à ce moment là qu’apparaissent les nouvelles thématiques des légendes nordiques, de l’histoire moderne, du paysage en tant que reflet de l’âme. Il y a une très grande importance de l’Angleterre et de l’Allemagne.

À la base, le romantisme est un courant littéraire dont les œuvres vont influencer des peintres qui vont contribuer à étendre à toute une série d’arts ce courant.

En Angleterre, cette influence provient surtout d’une œuvre de James Macpherson, Poèmes d’Ossian (1760). Ce chef-d’œuvre de la littérature anglaise va enthousiasmer toute l’Europe - et notamment Goethe, Napoléon, Ingres.

  • Ossian est un poète celtique imaginaire dont Macpherson dit qu’il a retrouvé les poèmes et les a ensuite traduits ; bien sûr, il les a écrits lui-même.
  • Ingres est un peintre français qui a réalisé de grandes œuvres néoclassique, mais c’est un peintre « charnière » qui trouvera son inspiration dans les deux courants : le Bain Turc, 1863 (œuvre néoclassique mais inspiré d’un thème oriental : le harem).

Les peintres anglais les plus connus de cette époque sont Johann Heinrich Füssli, William Blake et Thomas Girtin.

L’Allemagne subit l’influence du mouvement littéraire « sturm und drang » (tempête et poussée). Les adeptes de ce mouvement sont des gens qui sont opposés au siècle des lumières; ce sera le développement d’une grande sensibilité.

Les peintres allemands importants de l’époque sont Philipp Otto Runge, Caspar David Friedrich et Karl Friedrich Schinkel. Un groupe d’artiste va aussi se développer, les Nazaréens.

  • Philipp Otto Runge (XVIIIe ‑ XIXe siècles), va notamment peindre Le Grand Matin. Il est très influencé par la littérature et il aime personnifier les forces de la nature. Même si la ligne est importante pour Runge, la touche le sera aussi.
  • Caspar David Friedrich (XVIIIe ‑ XIXe siècles)


    L’Allemagne et l’Angleterre occupent le premier plan de la scène internationale de l’époque en matière de romantisme. Ce n’est pas pour autant qu’ils sont les seul à développer en leur sein cet art tourbillonnant de sentiments; la France n’est pas en reste. Elle trouve son inspiration dans les écrits de Jean-Jacques Rousseau (XVIIIe siècle) « On dirait que mon cœur et mon esprit n’appartiennent pas au même individu », madame de Staël (s’intéresse aux âmes exaltées et mélancoliques) et Chateaubriand. Les plus grands peintres de cette période sont :

    Anne-Louis Girodet-Trioson (XVIIIe ‑ XIXe siècles) avec ses Funérailles d’Atala (1808). Élève de Jacques Louis David, reconnaissable dans la ligne, mais le sujet traité est différent de celui des peintures de son maître. Il joue sur l’opposition des lumières. Il y a des traces de romantisme dans le sujet, la manière de disposer les personnages et dans la présence de la croix.

    Jean-Antoine Gros (XVIIIe ‑ XIXe siècles), Napoléon au pont d’Arcole (1876). Autre élève de David. Il est le chantre de l’épopée napoléonienne, mais il a une manière différente de celle de son maître de traiter la peinture. Il est à cheval entre néoclassicisme et romantisme.

 

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