La galette des rois

Publié le par Oriane

La tradition veut qu’elle soit l’occasion de « tirer les rois » à l'Epiphanie: une fève est cachée dans la galette et la personne qui obtient cette fève devient le roi de la journée et à le droit de porter la couronne dorée en carton qui accompagne toujours cette galette. Il doit offrir la prochaine galette.

Les gâteaux à fève n’étaient pas réservés exclusivement au jour des Rois. On en faisait lorsqu’on voulait donner aux repas une gaieté bruyante. Un poète du XIIIe siècle, racontant une partie de plaisir qu’il avait faite chez un seigneur qui leur donnait une généreuse hospitalité, parle d’un gâteau à fève pétri par la châtelaine : « Si nous fit un gastel à fève ». Les femmes récemment accouchées offraient, à leurs relevailles, un gâteau de cette espèce.

Dans sa Vie privée des Français, Legrand d'Aussy  écrit, que, dès 1311, il est question de gâteaux feuilletés dans une charte de Robert II de Fouilloy, êveques d'Amiens Souvent même, on payait les redevances seigneuriales avec un gâteau de ce genre. Ainsi, tous les ans, à Fontanebleau, le 1er mai, les officiers de la forêt s’assemblaient à un endroit appelé « la table du roi », et là, tous les officiers ou vassaux qui pouvaient prendre du bois dans la forêt et y faire paître leurs troupeaux, venaient rendre hommage et payer leurs redevances. Les nouveaux mariés de l’année, les habitants de certains quartiers de la ville et ceux d’une paroisse entière ne devaient tous qu’un gâteau. De même, lorsque le roi faisait son entrée dans leur ville, les bourgeois d’Amiens étaient tenus de lui présenter un gâteau.

Fichier:Galette des Rois.png

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