





Mon beau sapin, roi des forêts
Que j'aime ta verdure !
Quand par l'hiver, bois et guérets
Sont dépouillés de leurs attraits
Mon beau sapin, roi des forêts
Tu gardes ta parure.
Toi que Noël planta chez nous
Au saint anniversaire,
Mon beau sapin, comme il est doux
De te voir briller par nous,
{variante:
Mon beau sapin, comme ils sont doux
et tes bonbons et tes joujoux}
Toi que Noël planta chez nous
Scintillant de lumière.
Mon beau sapin tes verts sommets
Et leur fidèle ombrage
De la foi qui ne ment jamais
De la constance et de la paix.
Mon beau sapin tes verts sommets
M'offrent la douce image.
Écoutez les clochettes
Du joyeux temps des fêtes
Annonçant la joie
Dans chaque cœur qui bat
Au royaume du bonhomme hiver
Sous la neige qui tombe
Le traîneau vagabonde
Semant tout autour
Des chansons d'amour
Au royaume du bonhomme hiver
Le voilà qui sourit sur la place
Son chapeau, sa canne et son foulard
Il semble nous dire d'un ton bonasse :
"Ne voyez-vous donc pas qu'il est tard ?"
Il dit vrai tout de même
Près du feu, je t'emmène
Allons nous chauffer dans l'intimité
Au royaume du bonhomme hiver
Le voilà qui sourit sur la place
Son chapeau, sa canne et son foulard
Il semble nous dire d'un ton bonasse :
"Ne voyez-vous donc pas qu'il est tard ?"
Il dit vrai tout de même
Près du feu, je t'emmène
Allons nous chauffer dans l'intimité
Au royaume du bonhomme hiver
L’institution psychiatrique
C’est au milieu de XIXe siècle que sont construits en Suisse les grands hôpitaux qui ont marqué l’histoire des patients psychiques et celle de la psychiatrie : le Burghölzli à Zurich, Préfargier à Neuchâtel en 1849, la Waldau à Berne en 1855, Cery à Lausanne en 1873. Ces institutions vont être reconnues par la faculté de médecine, développer et appliquer des traitements à la fois plus scientifiques et plus humains : la psychologie, l’ergothérapie, les médicaments calmants. Les grands noms suisses sont Eugène Bleuler, Auguste Forel, Jean Piaget, Hermann Rorschach, Adolph Meyer. Malheureusement pour les patients, ces institutions n’ont pas toujours su éviter des aventures dangereuses comme celle de la psychochirurgie, errances d’apprentis sorciers prétentieux et irresponsables (Gottlieb Burckhardt, 1888, Préfargier).
Un rapport de 1874, concernant Cery, montre à quel point le vent a tourné. Il y est fait état d’un certain nombre d’évasions mais, celles-ci étant liées à une plus grande liberté laissée aux malades, c’est un petit mal pour un grand bien. L’augmentation du personnel, ajoute le rapport, a permis de réaliser ce que chacun souhaitait depuis longtemps : la suppression graduelle des moyens de rigueur telles qu’entraves, camisoles de force, douches par contrainte, etc.
Le directeur type est un médecin énergique, bienveillant et paternaliste, qui habite l’institution avec sa famille et se bat pour obtenir de l’État les moyens
financiers nécessaires pour un meilleur traitement des malades. Cery a eu longtemps des problèmes d’adduction d’eau, à cause de sources insuffisantes. Est-ce pour cette raison que l’hôpital
consomma, par exemple en l’année 1900, 28 720 litres de vin blanc et 700 de rouge? On achète pourtant une machine à préparer l’eau gazeuse et la limonade.
XXe siècle
C’est au début de notre siècle que survint ce qu’il convient d’appeler la révolution psychanalytique. Sigmund Freud, né en Moravie en 1856, d’une famille de commerçants israélites, obtient son grade de docteur en médecine à l’université de Vienne en 1880. Dès le début de sa carrière, il veut comprendre la maladie mentale avant de la soigner et se met à observer les phénomènes d’une manière systématique. Il réussit ainsi, pour la première fois, à expliquer le comportement humain en termes psychologiques dans une théorie fondée sur l’observation et non seulement sur l’hypothèse.
Si la notion d’inconscient ne date pas de Freud, il lui a donné un sens particulier en l’investissant du rôle de siège des pulsions de vie, de mort et sexuelles, ainsi que d’expériences accumulées dans la petite enfance et même avant la naissance. La psychanalyse, méthode dont il est le père, est le moyen qui permet de comprendre, de déchiffrer les messages de l’inconscient. Pour lui, l’analyse des rêves, qu’il a beaucoup développée, est la voie royale qui mène à l’inconscient. Avec Freud, on peut comprendre la folie comme un comportement dicté par les forces refoulées de l’inconscient.
En Suisse, Carl Gustav Jung divergea des théories de Freud en introduisant la notion d’un inconscient collectif.
En 1912, pendant que Freud développait sa théorie psychanalytique, le prix Nobel de médecine était attribué à un chirurgien et physiologiste français, Alexis Carrel. Né en 1873 dans une famille de la grande bourgeoisie lyonnaise, il était devenu directeur de l’Institut Rockefeller de New York. En 1935, Carrel publie un ouvrage qui connaît un grand succès d’édition: «L’homme cet inconnu». Que dit Carrel ?
«Il y a encore le problème non résolu de la foule immense des déficients et des criminels. Ceux-ci chargent d’un poids énorme la population restée saine. Le coût des prisons et des asiles d’aliénés, de la protection du public contre les bandits et les fous est, comme nous le savons, devenu gigantesque.
»Un effort naïf est fait par les nations civilisées pour la conservation d’êtres inutiles et nuisibles. Les anormaux empêchent le développement des normaux. Il est nécessaire de regarder ce problème en face.
»(...) Il ne faut pas hésiter à ordonner la société moderne par rapport à l’individu sain. Les systèmes philosophiques et les préjugés sentimentaux doivent disparaître devant cette nécessité. »
Ces thèses sur l’inégalité biologique des individus s’accordaient avec les thèses racistes des nazis. En octobre 1939, Hitler décréta l’euthanasie des malades après examen critique de leur état pathologique par des médecins. Ses acolytes Bouhler et Brandt constituèrent une équipe de médecins et l’opération T4 pût commencer en janvier 1940. Près de 100 000 personnes, principalement des patients psychiques et handicapés mentaux, furent euthanasiées en Allemagne, puis dans les territoires occupés à l’Est. Ces «bouches inutiles», comme disaient les nazis, furent exterminées par gazage, piqûres ou administration de médicaments à doses mortelles. Les corps étaient incinérés et les proches étaient informés du décès que l’on liait à des causes inventées, par exemple des épidémies.Mais le secret fut éventé et les familles, ainsi que des ecclésiastiques protestèrent. Hitler dut arrêter le programme d’euthanasie, du moins en Allemagne, en août 1941.
Si l’opération T4 des nazis est connue, on sait moins qu’en France, environ 40 000 malades mentaux sont morts de faim et de froid dans les asiles psychiatriques pendant la Seconde Guerre mondiale. Le tableau suivant montre l’augmentation des décès, sans augmentation de la morbidité, à l’Hôpital psychiatrique de Clermont, au nord de Paris.
AUGMENTATION CONSIDÉRABLE DU NOMBRE DES DECES SANS AUGMENTATION DE LA MORBIDITÉ
| Année | Décès | Population traitée |
|---|---|---|
| 1938 | 267 | 5093 |
| 1939 | 316 | 5405 |
| 1940 | 630 | 5153 |
| 1941 | 1067 | 4015 |
| 1942 | 636 | 3201 |
| 1943 | 562 | 3733 |
| 1944 | 641 | 3313 |
| 1945 | 248 | 2930 |
Cette augmentation de la mortalité dans les asiles français ne correspond pas à une augmentation générale de la mortalité en France pendant la même période. Bien que beaucoup de gens aient souffert de la faim, la mortalité a peu varié sauf dans les zones qui ont subi des bombardements. Mais, selon les décisions du gouvernement de Vichy, les asiles psychiatriques ont été strictement réduits aux rations officielles alors que, au-dehors, la population française pouvait compléter le rationnement par le marché noir ou le ravitaillement dit «familial». L’asile ne reçoit pas les suppléments alimentaires alloués aux autres établissements hospitaliers.
Le 29 octobre 1941. la Société médico-psychologique a interpellé les pouvoirs publics en déclarant notamment que «dans certains hôpitaux psychiatriques la ration alimentaire est nettement inférieure à ce qui est nécessaire pour le maintien de la vie».
Dans son livre publié en 1988, «Le train des fous», Pierre Durand conclut que les autorités de Vichy connaissaient la situation, au moins depuis le second semestre de 1941. Les services compétents étaient alertés. Qu’ont-ils fait pour éviter l’extermination? Rien. C’est donc sciemment que Vichy a mis en application les théories criminelles d’Alexis Carrel, lequel est mort le 11 novembre 1944.
Après la guerre, 1952 voit l’apparition du premier neuroleptique, le Largactil. Nombre de médecins ont cru que l’on avait enfin trouvé le remède miracle qui allait définitivement résoudre les dysfonctionnements du cerveau. Pour d’autres, les neuroleptiques s’avèrent n’être qu’une camisole chimique. Il n’empêche que le visage de la folie a changé d’aspect. Si les patients sous neuroleptiques adoptent une démarche un rien robotisée, parfois appelée par les patients «le pas de Cery», cela n’a plus rien à voir avec le patient agité, hurlant et gesticulant dans tous les sens.
Au début des années 1960, sous le nom d’antipsychiatrie, se développe aux Etats-Unis et en Europe une contestation fondamentale de la psychiatrie classique hospitalière, qualifiée d’asilaire. On se souvient de Ronald Laing et David Cooper en Angleterre, Franco Basaglia en Italie, Thomas Szasz aux Etats-Unis. Selon ces auteurs, la psychiatrie n’est qu’un banal instrument de contrôle social fondé sur la coercition et paré des plumes de la science médicale.
En France, le médecin Lucien Bonnafé refuse les options extrémistes mais soutient le mouvement désaliéniste en instaurant la psychiatrie de secteur.
Le discours sociologique antipsychiatrique pur et dur a sombré à la fin des années 1980, rattrapé par les réalités de la maladie mentale. A noter l’immense fiasco de la tentative italienne de désinstitutionalisation psychiatrique. Dans le reste de l’Europe, la psychiatrie hospitalière a résisté à des attaques polémiques extrêmement violentes, continuant d’abriter et de soigner, en période de crise, les patients et leurs souffrances.
Aujourd’hui, chimiothérapie et psychothérapie sont deux aspects complémentaires et indissociables du traitement en psychiatrie auquel vient s’ajouter enfin la psychiatrie sociale ou la psychiatrie de secteur, qui prend en compte l’environnement du patient, les proches, l’employeur, les amis.
Le grand renfermement
L’«Histoire de la psychiatrie» parle du XVIIe siècle comme de l’âge de la raison et de l’observation parce que ce siècle a développé la tradition empirique et permis une approche plus réaliste de la psychiatrie. Les maladies mentales ont aussi été arrachées un peu plus à la superstition et aux erreurs doctrinales, par exemple avec le philosophe Spinoza (1632-1677).
Mais, pour les patients psychiques de cette époque, la vie quotidienne a sans doute été davantage marquée par un décret de 1656 de Louis XIV créant à Paris l’Hôpital Général. Divers établissement préexistants (la Salpêtrière, Bicêtre, la Pitié, etc.) sont regroupés sous une administration unique baptisée l’Hôpital Général. Le but est d’y enfermer tous les pauvres de Paris pour les éduquer et les mettre au travail. Cette mission est confiée à des directeurs nommés à vie « qui ont tout pouvoir d’autorité, de direction, d’administration, commerce, police, juridiction, correction et châtiment sur tous les pauvres de Paris, tant au-dehors qu’au-dedans de l’Hôpital Général. » Le décret royal ajoute : « Auront pour cet effet les directeurs : poteaux ; carcans, prisons et basses-fosses dans ledit Hôpital Général et lieux qui en dépendent comme ils aviseront, sans que l’appel puisse être reçu, des ordonnances qui seront par eux rendues pour le dedans dudit Hôpital… »
C’est là le début de ce que Michel Foucault a appelé le grand renfermement, dont allait hériter le XIXe siècle médical. Mais, en 1656, les objectifs de l’Hôpital Général n’ont rien de médical. C’est en fait un instrument du pouvoir pour contrôler les mendiants, les malades mentaux et les invalides qui hantent les rues de Paris. Cela n’empêche pas le préambule du décret royal d’affirmer : « Considérons ces pauvres mendiants comme membres vivants de Jésus-Christ et non pas comme membres inutiles de l’État. Et agissons dans la conduite d’un si grand œuvre non par ordre de police, mais par le seul motif de la charité. »
Le 13 mai 1657, on chanta une messe solennelle du Saint-Esprit dans l’église de la Pitié et le 14, l’enfermement des pauvres fut accompli sans aucune émotion, c’est en tout cas ce qu’affirme une brochure anonyme publiée vingt ans après.
Il faut dire que, sur les 40 000 pauvres dénombrés à Paris au début de 1656, 35 000 s’enfuirent de la capitale pour se réfugier en province avant l’entrée
en vigueur du décret. Seuls 4 ou 5 000 mendiants incapables de fuir, « eurent le grand bonheur de trouver retraite à l’Hôpital ». Cette structure étend bientôt son réseau sur toute
la France. En 1676, un nouvel édit du roi ordonne la création d’un Hôpital Général dans chaque ville du royaume.
L'asile
Jean-Étienne Esquirol a retrouvé, un siècle et demi plus tard, après la Révolution française, ces mendiants et malades mentaux enfermés pour leur bien :
S’il est vrai que Pinel a désenchaîné les patients des asiles parisiens, il ne faut pas croire que cela a signifié, en France, la fin de la contention à l’égard des patients psychiques. Les patients sont restés enfermés dans les asiles, avec la panoplie des traitements médico-baroques plus ou moins sophistiqués pratiqués pendant tout le XIXe siècle. Ce qui frappe, quand on étudie cette époque, c’est que la plupart des traitements prétendument thérapeutiques sont aussi utilisés pour intimider, terroriser et punir, pour faire régner l’ordre dans l’asile.
Tels sont notamment les bains froids ou chauds prolongés, les purgatifs et émétiques, les saignées, les irritants, le fauteuil rotatoire, le bain de surprise, les attachements, les isolements, les galvanisations et autres électrothérapies. Les médecins eux-mêmes ne craignent pas de le dire. Par exemple, dans un ouvrage paru en 1859, un certain Dr Teilleux écrit :
Le film : Vol au-dessus d'un nid de coucou, montre que ces pratiques ont perduré fort longtemps. (Cf. le livre de Pierre Morel, psychiatre, et Claude Quetel, historien : Les médecines de la folie).
Pourtant, dans toute l’Europe, se fait jour la volonté politique d’améliorer le sort des malades mentaux internés. Pestalozzi fut l’un de ceux qui luttèrent contre les traitements inhumains qui leur étaient infligés. Dans le canton de Vaud, le Grand Conseil vote en 1810 la création d’un hospice des aliénés. A Lausanne, on aménage une ancienne propriété située au Champ-de-l’Air, en bordure de la route de Berne « dans une situation très agréable et très salubre, dont la vue embrasse tout le bassin du Léman ».
En 1830, le directeur du Champ-de-l’Air, Charles-Albert Perret-Porta, a sous ses ordres trois infirmiers, deux infirmières, une cuisinière et un boulanger. Voici ce qu’il dit de son asile, qui accueille à ce moment une centaine de malades :
Dès le XIVe siècle, les premiers humanistes (Dante, Boccace et Pétrarque) vont s’attaquer aux doctrines rigides et autoritaires des scolastiques et substituer à l’autorité de l’Église celle des anciens. Mais la renaissance scientifique n’a vraiment commencé que lorsque les hommes se sont trouvés de nouveau capables de faire davantage confiance à leurs propres expériences qu’à celles des anciens, au temps des génies de la Renaissance tels que Copernic, Bacon, Léonard de Vinci, Machiavel, Montaigne, Érasme.
Au début du XVIe siècle, Thomas Platter, chevrier haut-valaisan illettré, quitte sa vallée natale pour mener dans toute l’Europe une vie d’adolescent gyrovague et chapardeur. Il survit aux maladies, au froid, à la faim ainsi qu’aux brutalités policières et à celles de ses camarades de rencontre. Il se fixe finalement à Bâle, où il monte une imprimerie, se convertit au protestantisme puis étudie la médecine. Il devient l’un des grands intellectuels humanistes de son temps. Son fils, Félix Platter (1536-1614), suit la voie paternelle et accomplit ses études de médecine à Montpellier. De retour à Bâle, il s’efforce de classer les maladies mentales et applique des méthodes précises dans l’observation des malades. Il passe beaucoup de temps dans les prisons, où sont enfermés de nombreux malades mentaux. Il considère que la plupart des maladies mentales sont dues à des lésions du cerveau mais, bon calviniste, estime que les fantasmes sexuels sont le résultat de l’intervention du diable ou d’un châtiment de Dieu.
Jean Wier (1515-1588), un Hollandais, a lutté pour démontrer que les sorcières étaient des malades mentales et devaient être soignées par des médecins au lieu d’être interrogées et brûlées par des ecclésiastiques. Il publia en 1563 son De praestigiis daemonorum (De l’imposture des démons) qui réfute point par point le Malleus Maleficarum(Le marteau des sorcières), qui est un code de la chasse aux sorcières, ouvrage pornographique élaboré en 1487 par deux Allemands.
Certains des contemporains de Wier le surnommèrent «Weirus hereticus» et son livre fut mis à l’index par l’Église. Paracelse, né à Einsiedeln en 1493, a aussi pris clairement position contre les principes des brûleurs de sorcières.
L’amalgame entre sorciers, hérétiques et malades
mentaux
Mais il arrive aussi que ce soit l’homme qui recherche le commerce avec le diable. On a alors affaire à un sorcier. Dès le XIe siècle, des sorcières sont brûlées vives. Ce n’est pas l’Église mais l’opinion publique qui est à l’origine de la répression : face à un malheur survenu sans raison apparente, la foule en impute la responsabilité à une sorcière supposée.
À partir du XIIIe siècle, l’autorité ecclésiastique prend le relais, notamment parce que les sorcières s’enquièrent de l’avenir auprès des démons alors que l’avenir est réservé à Dieu. La répression s’abat. Les sorcières et sorciers seront, dans toute l’Europe, torturés, excommuniés, mis au pilori, fouettés, emmurés, brûlés vifs.
Au XIIIe siècle aussi se produit l’amalgame entre sorciers, hérétiques et malades mentaux. En 1239 et 1245, des Cathares accusés de sorcellerie sont condamnés par les tribunaux de l’Inquisition. En 1258, le pape Alexandre IV confie officiellement aux inquisiteurs italiens la répression de la sorcellerie.
Or ces prétendus sorciers sont souvent des patients psychiques, ou du moins des gens au psychisme fragile. Voilà ce qu’en dit Muriel Laharie, auteur française qui a écrit un livre documenté sur la folie au Moyen Âge :