Lundi 29 juin 2009

                        
Farrah Fawcett
, aussi connue sous le nom de Farrah Fawcett-Majors, est une actrice américaine née le 2 février 1947et morte le 25 juin 2009.

L'actrice a été popularisée pour son personnage de Jill Monroe dans la série télévisée Drôles de dames (1976).

D'origine libanaise, Farrah Fawcett est née Mary Farrah Leni Fawcett le 2 février 1947 à Corpus Christi au Texas. C'est durant ses études d'art à l'université du Texas qu'elle décide de poser comme mannequin pour des publicités, après s'être fait remarquer dans un concours de beauté interne à l'université. Elle se retrouve bientôt dans de petites séries télévisées (Harry O).

En 1976, elle accepte de tourner le pilote d'une série télévisée d'Aaron Spelling. Il s'agit de Charlie's Angels (Drôles de dames). Elle y tient le rôle de Jill Munroe, recrutée par un mystérieux homme et chargée de mener des enquêtes rocambolesques en compagnie de deux autres équipières (jouées par Jaclyn Smith et Kate Jackson). Les aventures de ces trois drôles de dames remportent un grand succès faisant de Farrah une star internationale, au point même d'éclipser la célébrité de son propre mari, Lee Majors (L'Homme qui valait trois milliards, L'Homme qui tombe à pic).

Connue et reconnue au sein de la profession, mais de plus en plus harcelée par le public, Farrah fait le choix de quitter les studios Spelling à la fin de la première saison. Au bout d'un long bras de fer avec les producteurs, elle obtient d'être remplacée par Cheryl Ladd, qui joue le rôle de sa petite sœur, mais devra faire encore quelques apparitions les saisons suivantes, en tant qu'invitée.

La carrière cinématographique de l'actrice se révélera décevante.

Elle se marie avec Lee Majors en juillet 1973 et prend le nom de Farrah Fawcett-Majors. Cependant le couple Fawcett-Majors se sépare en 1982. Elle entretenait une relation avec l'acteur Ryan O'Neil, dont elle a eu un enfant prénommé Redmond né en 1985.

Le 7 octobre 2006, elle est atteinte d'un cancer du côlon. Elle a été opérée d'une tumeur à l'intestin et a entrepris une chimiothérapie.

Elle est morte le 25 juin 2009 à 9 h 28 (heure locale) à l'unité des soins intensifs de l'hôpital Saint John's Health Center à Santa Monica en Californie.

Par Oriane - Publié dans : Cinéma
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Lundi 29 juin 2009

Michael Jackson".

L'actrice Demi Moore : "Je suis profondément touchée par l'annonce du décès de
Farrah Fawcett et de Michael Jackson. Je pense particulièrement à leurs enfants".

Et son mari Ashton Kuchter rajoute :
"Je demande au public de boycotter les médias qui ne respecteront pas l'intimité et l'anonymat des enfants de Michael".

Le rappeur MC Hammer, très ému, écrit : "Je pleure mon ami, mon frère, mon mentor, mon inspiration. Il m'a donné l'espoir, à moi et à ma famille. Je n'aurais jamais rien été sans lui". Et complète avec ce poignant : "Je n'ai pas de mots, j'aimais
Michael Jackson, repose en paix".

Joel Madden, le compagnon de Nicole Richie, également affecté par la nouvelle :
"J'éteins l'ordinateur, pour passer du temps avec ma famille. C'était un jour triste. J'ai besoin de faire une pause, de ne plus parler de ça. Repose en paix Michael".

Miley Cyrus : "
Michael Jackson était mon inspiration, je t'envoie tout mon amour".

Tyrese Gibson (Transformers 2) : "Je n'arrive pas à croire ce que je suis en train d'écrire sur
Michael Jackson. Que Dieu bénisse ton âme, nous t'aimerons à jamais, repose en paix, je suis triste, c'est horrible".

Usher :
"Une nouvelle fois, mes pensées et mon coeur vont droit au Roi de la Pop et à sa famille".

P-Diddy : "
Michael Jackson m'a prouvé que le rythme existait, il a donné une vie à la musique. Il m'a fait coire en la magie. Il va me manquer".

La D-jette Samantha Ronson :
"Sa musique est aussi actuelle que lorsque ses disques sont sortis. Je suis certaine qu'il en sera de même pour des générations. Repose en paix Michael".

Le mari d'Ashely Simpson, Peter Wentz, dit "n'avoir jamais ressenti de tel dans sa vie". Et témoigne "J'ai vécu mon enfance au rythme de l'ascension de
Michael Jackson dans les charts. C'est la dernière légende musicale".

                     Michael Jackson saluant ses fans en 1997 à Paris

L'annonce du décès, à 50 ans, du "King of Pop" a suscité une vive émotion chez les célébrités. Elle se sont ruées sur le site communautaire Twitter.com pour faire part de leur peine.

Ashley Tisdale (Beverly Hills, High School Musical) : "Nous avons été vraiment chanceux, avec les acteurs et actrices de High School Musical de rencontrer un homme aussi prodigieux. Je me souviendrai de ce moment à jamais. Repose en paix Michael". Et elle rajoute, solennelle "Je suis tellement triste, prions pour
Par Oriane - Publié dans : musique
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Samedi 27 juin 2009
" La meilleure éducation au monde est de regarder les maîtres à l'oeuvre." Mickael Jackson

               mj

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Samedi 27 juin 2009


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La famille Jackson compte neuf enfants et Michael Jackson, né le 29 août 1958 en est le septième. Ses parents Joseph Jackson et Katherine Jackson ont en fait eu dix enfants, mais le frère jumeau de Marlon est mort quelques heures après sa naissance. Toute la famille vit dans une petite maison avec deux chambres dans la ville ouvrière de Gary dans l'Indiana en banlieue sud-est de Chicago. Joseph Jackson, est guitariste dans un groupe R'n'B appelé The Falcons, gagne modestement sa vie en travaillant dans une aciérie tandis que Katherine élève les enfants et travaille de temps en temps pour rapporter de l'argent pour la famille, qu'elle élève, contre la volonté de leur père, en tant que Témoins de Jéhovah. Cette influence religieuse maternelle donnera à Michael sa force de caractère.

Joseph Jackson est un père de famille très autoritaire et impose des règles strictes à ses enfants à qui il interdit de sortir de chez eux le soir lorsqu'il travaille de nuit par sécurité. Dans une interview réalisée par Martin Bashir en 2003, Michael Jackson raconte qu'il les maltraitait physiquement et mentalement. Il se moquait régulièrement de l'apparence physique de Michael en l'appelant « gros nez ». La famille baigne cependant dans la musique dès le plus jeune âge et Joe joue de la guitare pendant que les enfants chantent. La guitare de Joe est normalement interdite aux enfants, mais Tito, le quatrième de la famille, y joue de temps en temps lorsque son père est absent. Lorsqu'une corde est cassée, Joe menace ses enfants de les battre s'ils ne lui montrent pas qu'ils savent bien en jouer. C'est à ce moment-là que Joe réalise que Tito et ses frères ont un réel talent. Il offre alors sa propre guitare à Tito, une basse à Jermaine. Vite rejoint par Marlon et Michael en 1964 et renommé The Jackson Five sur proposition d'un de leurs voisins. Michael en devient le chanteur principal grâce à sa voix plus mature que son âge et à son habilité à reproduire les pas de danse de James Brown.

Les Jackson 5 commencent à se produire à Gary, à remporter tous les concours auxquels ils participent et à se faire une certaine réputation dans la ville. Joseph décide alors de mettre à profit leur talent pour quitter Gary et les fait se produire le weekend à Chicago, New York et Philadelphie, tout en continuant à aller à l'école en semaine. En 1968, Joe annonce à sa famille qu'ils déménagent à Détroit, car Berry Gordy, alors président de la Motown, les appellent pour une audition a Detroit. Le groupe, officiellement présenté à la presse par leur marraine Diana Ross, devient ainsi un des plus populaires de l'écurie Motown, label composé principalement d'artistes noirs. Motown répand la rumeur que c'est Diana Ross elle-même qui a découvert les Jackson Five et a décidé de les présenter au PDG de Motown. Au moment de signer le contrat, Motown et les Jackson Five déménagent de Détroit à Los Angeles.

Le premier succès des Jackson Five est I Want You Back, de l'album Diana Ross Presents The Jackson 5, qui devient numéro 1 au classement Billboard des singles. Trois autres extraits de l'album deviendront numéro : ABC en 1970 mis en nomination pour un Grammy Award, The Love You Save et I'll Be There qui restera numéro un pendant cinq semaines. C'est la première fois que les quatre premiers singles d'un groupe deviennent tous numéro 1. L'ascension des Jackson 5 est vertigineuse et le jeune Michael devient le chouchou du public. Leur popularité commencera à décroître vers 1972, mais les Jackson 5 obtiendront encore un succès avec Dancing Machine qui atteindra la deuxième place des classements.

Parallèlement à sa carrière avec les Jackson Five, Michael Jackson sort quatre albums solo. L'album Got To Be There sort en janvier 1972 sous le label Motown, alors que Michael a à peine 13 ans. La même année, avec Ben, le jeune Michael acquiert une plus grande maturité vocale, notamment dans les nombreuses ballades de cet album. La chanson-titre deviendra le premier no 1 solo de Michael Jackson en 1972. La chanson étant tirée du film du même nom, ce titre lui vaudra un Golden Globe et une nomination aux Oscars. Music And Me, sorti en 1973, ne rencontre pas le même succès que les trois précédents albums.En 1975, Michael sort Forever, Michael.

Après Dancing Machine, les Jackson Five se sentent de plus en plus frustrés avec le label Motown et se plaignent de ne pas pouvoir choisir leurs morceaux et leurs instruments. Joe Jackson, longtemps manager du groupe, se plaint également d'avoir perdu son influence au profit de Berry Gordy, président de la Motown. Les membres du groupe estiment par ailleurs que les royalties que leur accorde la Motown ne sont pas assez importantes au regard de leur succès. Tous ces éléments d'insatisfaction forcent les Jackson Five à annoncer en juillet 1975 qu'ils quitteront la Motown à la fin de leur contrat, en mars 1976. Au même moment, ils signent un nouveau contrat avec Epic Records, un label fondé par CBS Records. Cette séparation est douloureuse pour le groupe puisque la Motown estime qu'ils ont rompu leur contrat en signant avec Epic avant la fin de leur précédent engagement. Après un procès, la Motown conserve ses droits sur le nom Jackson Five et le groupe se renomme alors The Jacksons. La Motown se voit également le droit d'utiliser les chansons des Jackson Five dans de futures compilations. Cet épisode mène également à la perte d'un des membres du groupe puisque Jermaine, qui s'est marié à la fille de Berry Gordy, ne suit pas ses frères chez Epic et entame alors une carrière solo chez Motown. Il est remplacé par le benjamin des Jackson, Randy, qui était déjà apparu dans le groupe en tant que percussionnist. À cette occasion, Michael termine également son contrat le liant en tant qu'artiste solo à Motown et signe aussi chez Epic.

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Samedi 27 juin 2009

                                         

La mort de Michael Jackson n'est pas le résultat d'un crime

NOUVELOBS.COM

C'est ce que permet de conclure l'autopsie, alors que les rumeurs vont bon train sur les possibles causes de la brutale disparition du "roi de la pop". D'autres analyses doivent toutefois être encore effectuées, et les résultats définitifs de l'autopsie ne seront connus que dans quelques semaines.

Michael Jackson en 1997 (AFP)

Michael Jackson en 1997 (AFP)



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Samedi 27 juin 2009
                                                                       Fichier:Michael Jackson glove jacket 1984.png

Michael Joseph Jackson né le 29 août 1958 à Gary (Indiana) et mort le 25 juin 2009 à Los Angeles , est un auteur-compositeur-interprète, danseur-chorégraphe, poète et homme d'affaires américain. Septième d'une famille de neuf enfants, il a commencé sa carrière à l'âge de onze ans au sein des Jackson Five puis a commencé sa carrière solo en 1971 tout en restant membre du groupe. Surnommé par la suite « The King of Pop »il a sorti cinq albums studio figurant parmi les plus vendus au monde : Off the Wall (1979), Thriller (1982), Bad (1987), Dangerous (1991) et HIStory (1995).

Au début des années 1980, Michael Jackson est devenu une figure majeure de la musique pop et est l'une des plus célèbres du XXe siècle. Les courts-métrages comme Beat It, Billie Jean ou Thriller ont donné un nouvel élan aux video-clips musicaux. Au cours de ses nombreux concerts et apparitions publiques en direct, il a largement popularisé de nombreux pas de danse, dont le Moonwalk qui est devenu sa signature. Son style vocal et musical a influencé des nombreux autres artistes de Hip-hop, Pop et R'n'B.

Au cours de sa carrière, Michael Jackson a battu de nombreux records de l'industrie du disque. Le nombre total de ses ventes est estimé à 750 millions ce qui le classe plus gros vendeur d'albums de tous les temps (pour un artiste solo). Thriller, dont les estimations des ventes varient entre 65 et 108 millions, est quant à lui l'album le plus vendu de l'histoire de la musique. Il a remporté plus de prix que n'importe quel autre artiste et été nommé Artiste du Millénaire aux World Music Awards en 2000.

Michael Jackson a récolté et donné plus de 400 millions de dollars pour des œuvres caritatives notamment grâce à sa tournée Dangerous World Tour mais son image publique a été considérablement ternie à cause de certains aspects de sa vie privée, notamment son changement d'apparence physique, son mode de vie excentrique et deux accusations d'abus sur mineurs pour lesquelles il a été respectivement relaxé et acquitté. Ses deux mariages et ses trois enfants ont également été à l'origine de polémiques, mais malgré ces controverses, Michael Jackson demeure une des figures majeures de la musique de ces quarante dernières années.

Le 25 juin 2009, Michael Jackson meurt chez lui d'un arrêt cardiaque dans le quartier de Bel Air à Los Angeles, et sa mort est prononcée peu de temps après au Ronald Reagan UCLA Medical Center et officialisée devant les journalistes présents au sein de l'hopital par son frère Jermaine Jackson.

Fichier:Michael Jackson with the Reagans.png

Par Oriane - Publié dans : musique
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Mercredi 24 juin 2009
                                                    Fichier:Maurice Ravel 1912.jpg

Joseph Maurice Ravel (Ciboure, Pyrénées-Atlantiques, 7 mars 1875 – Paris, 28 décembre 1937) était un compositeur français de l’époque moderne. Son œuvre, fruit d'une recherche obstinée de perfection et d'un héritage s'étendant de Rameau aux pionniers du jazz, dénote un style original qui, après avoir participé au début du siècle du mouvement impressionniste, s'orienta vers un néoclassicisme plus dépouillé. Reconnu comme un maître de l’orchestration et un artisan méticuleux, cet homme à la personnalité complexe ne s'est jamais départi d'une sensibilité et d'une expressivité qui, selon Le Robert, lui firent évoquer dans son œuvre à la fois « les jeux les plus subtils de l’intelligence » et « les épanchements les plus secrets du cœur ».

Assez peu prolifique (quatre-vingt-six œuvres originales, vingt-cinq œuvres orchestrées ou transcrites), la production musicale de Ravel se caractérise par la diversité des genres et par une proportion notable d'œuvres reconnues comme majeures. Parmi celles-ci le ballet symphonique Daphnis et Chloé (1909-12), le Boléro (1928), les deux concertos pour piano et orchestre (pour la main gauche, 1929-31 ; en sol majeur, 1930-31) et l’orchestration des Tableaux d'une exposition de Moussorgski (1922) sont celles qui ont le plus contribué, depuis des décennies, à la renommée internationale du musicien.


Maurice Ravel naquit le 7 mars 1875 quai de la Nivelle à Ciboure, dans les Pyrénées-Atlantiques. Son père, Joseph Ravel (1832–1908), d'ascendance suisse et savoyarde (Ravex),était un ingénieur renommé qui travailla notamment pour l'industrie automobile et étendit les recherches de Lenoir sur les moteurs à explosion. Sa mère, Marie Delouart-Ravel (1840–1917), était une basque, descendante d’une vieille famille espagnole (Deluarte). Il eut un frère, Édouard Ravel (1878–1960) avec lequel il eut toute sa vie de forts liens affectifs. En juin 1875, la famille Ravel se fixa définitivement à Paris. La légende qui veut que l’influence de l’Espagne sur l’imaginaire musical de Maurice Ravel soit liée à ses origines basques est donc exagérée, d’autant que le musicien ne retourna pas au Pays basque avant l’âge de vingt-cinq ans. En revanche, il revint régulièrement par la suite séjourner à Saint-Jean-de-Luz et dans ses environs pour y passer des vacances ou pour travailler.

L’enfance de Ravel fut heureuse. Ses parents, attentionnés et cultivés, familiers des milieux artistiques, surent très tôt éveiller son don musical et encourager ses premiers pas. Le petit Maurice commença l’étude du piano à l’âge de six ans sous la férule d’Henry Ghys et reçut ses premiers cours de composition de Charles René (harmonie et contrepoint). Le climat artistique et musical prodigieusement fécond de Paris à la fin du XIXe siècle ne pouvait que convenir à l’épanouissement de l'enfant Ravel qui cependant, au désespoir de ses parents et de ses professeurs, reconnut plus tard avoir joint à ses nombreuses dispositions « la plus extrême paresse. »

« Tout enfant, j’étais sensible à la musique — à toute espèce de musique. Mon père, beaucoup plus instruit dans cet art que ne le sont la plupart des amateurs, sut développer mes goûts et de bonne heure stimuler mon zèle. » (Ravel, Esquisse autobiographique, 1928).

Entré au Conservatoire de Paris en 1889, Ravel fut l’élève de Charles de Bériot et se lia d’amitié avec le pianiste espagnol Ricardo Viñes, qui devint l’interprète attitré de ses meilleures œuvres et avec qui il rejoignit plus tard la Société des Apaches. Enthousiasmé par la musique de Chabrier et de Satie, admirateur de Mozart,[Saint-Saëns, Debussy et du groupe des Cinq, influencé par la lecture de Baudelaire, Poe, Condillac, Villiers de L’Isle-Adam et surtout de Mallarmé, Ravel manifesta précocement un caractère affirmé et un esprit musical très indépendant. Ses premières compositions en témoignèrent : elles étaient déjà empreintes d’une personnalité et d’une maîtrise telles que son style ne devait guère connaître d’évolution par la suite : Ballade de la reine morte d’aimer (1894), Sérénade grotesque (1894), Menuet antique (1895) et les deux Sites auriculaires pour deux pianos (Habanera, 1895 et Entre cloches, 1897).

1897 vit entrer Ravel dans la classe de contrepoint d’André Gedalge et Gabriel Fauré devenir son professeur de composition ; deux maîtres dont il reçut l'enseignement avec comme condisciple Georges Enesco. Fauré jugea le compositeur avec bienveillance, saluant « un très bon élève, laborieux et ponctuel » et une « nature musicale très éprise de nouveauté, avec une sincérité désarmante ».[ Les deux artistes devaient se vouer leur vie durant une grande estime réciproque. À la fin de ses études, Ravel composa une ouverture symphonique pour un projet d'opéra baptisé Shéhérazade (ouverture créée en mai 1899 sous les sifflets du public, à ne pas confondre avec les trois poèmes de Shéhérazade pour voix de femme et orchestre datés de 1903), et la célèbre Pavane pour une infante défunte qui reste son œuvre pour piano la plus jouée par les mélomanes amateurs, même si son auteur ne l’estimait pas beaucoup.[

À la veille du XXe siècle, le jeune Ravel était déjà un compositeur reconnu, et ses œuvres discutées. Pourtant son accession à la célébrité n’allait pas être chose aisée. L’audace de ses compositions et son admiration proclamée pour les « affranchis » Chabrier et Satie allaient lui valoir bien des inimitiés parmi le cercle des traditionalistes.


Par Oriane - Publié dans : musique
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Dimanche 21 juin 2009
Fichier:Fetedelamusique.jpg

La Fête de la Musique a lieu à travers le monde le 21 juin (date qui coïncide le plus souvent avec le premier jour de l’été dans l’hémisphère Nord), principalement le soir et la nuit au lendemain matin. Elle est actuellement célébrée dans une centaine de pays. Divers festivals de musique locaux qui se déroulaient ce jour de solstice participent aujourd’hui à cette fête populaire.

Elle est parfois connue aussi sous le nom anglais World Music Day (Journée Mondiale de la Musique) bien que le nom français soit aussi souvent utilisé dans certains pays anglophones .

Histoire

Elle est d'abord imaginée en 1976 par le musicien américain Joel Cohen qui travaillait alors pour Radio France – France Musique. Cohen proposait pour cette chaîne des « Saturnales de la Musique » pour le 21 juin et le 21 décembre lors des deux solstices. Il voulait que les groupes de musiques jouent le 21 juin au soir, jour de l’été.

Après les élections présidentielles de 1981 cette idée a été adaptée par Maurice Fleuret et mise en place en France par Jack Lang alors ministre de la culture. Sa première édition a lieu le 21 juin 1982 mais elle est officiellement déclarée le 21 juin 1983. C'est l'occasion d'une liesse populaire et la manifestation connaît un succès croissant au cours des décennies suivantes.

Cette fête s'est aujourd’hui  complètement internationalisée : en moins de quinze ans, elle est reprise dans 110 pays sur les cinq continents (dès 1985 en Europe) et les deux hémisphères, avec plus de 340 villes participantes dans le monde.

Le choix de la date


Le 21 juin a été choisi car il coïncide le plus souvent avec le solstice d’été (donc aussi un des jours les plus longs de l’année, ou la nuit la plus courte pour ceux qui festoient jusqu’à l’aube). La coïncidence avec l’été symbolise ainsi le sacre de la nature à travers cette journée festive, à l'image des fêtes païennes dédiées à la nature ou aux moissons depuis l’Antiquité (dont les fêtes de la Saint Jean, des fêtes populaires où un grand feu était allumé toute la nuit le soir du 24 juin, date traditionnelle de fin des plus longs jours de l’année, et qui ont existé en France jusque dans les années 1990, où la plupart des feux ont été interdits pour des raisons de sécurité et souvent aussi à cause de la législation destinée à éviter les incendies dans des zones soumises à des restrictions d’eau ou de protection de l’environnement).

Des fêtes similaires existaient également dans les pays nordiques à cette période de l’année où le soleil ne se couche jamais (par exemple les nuits blanches à Saint-Pétersbourg où on célèbre les arts sous toutes leurs formes). Cette idée a été reprise en France plus tard avec la Nuit Blanche fêtée lors du premier week-end d’octobre peu après l’équinoxe où la nuit devient plus longue que le jour.

 

Les festivités

La Fête de la Musique a pour vocation de promouvoir la musique de deux façons. Sous le slogan homophone à son nom, « Faites de la musique ! », elle encourage les musiciens amateurs à se produire bénévolement dans les rues et espaces publics. Grâce à l’organisation de nombreux concerts gratuits, d’amateurs mais aussi de professionnels, elle permet à un public large d’accéder à des musiques de toutes sortes et origines (musique classique, jazz, rock, world music, musique traditionnelle, etc.) et mêmes celles chantées dans toutes les langues.

De nombreux établissements sont autorisés à rester ouverts plus longtemps ce soir là pour accueillir le public, et de nombreuses rues sont fermées à la circulation dans les grandes villes pour laisser la place aux scènes organisées ou improvisées et aux spectateurs qui déambulent d’un spectacle à l’autre. Toutefois, ce n’est pas le cas partout où les scènes sont alors montées dans des espaces mieux délimités tels que des parcs et espaces sportifs, mais aussi des salles de spectacles avec des entrées exceptionnellement gratuites ce jour là. À côté des spectacles gratuits et concerts amateurs de rue, des concerts payants peuvent aussi être parfois organisés pour des artistes confirmés mais ne peuvent prétendre à l’appellation « Fête de la Musique. »

Aspects controversés


La Fête de la Musique est source de certaines nuisances sonores, et l’objet de nombreuses plaintes. Pour y répondre, des lieux de rassemblements ont été mieux délimités par les collectivités locales pour n’autoriser les expressions scéniques extérieures le soir que jusqu’à une heure raisonnable. Toutefois, face à la volonté de certains établissements de monter des installations sonores de forte puissance pour attirer le public, les autorités ont réagi en limitant ou interdisant (selon les préfectures) de tels montages.

L’espace public non destiné initialement à l’expression scénique reste donc réservé aux artistes amateurs ou professionnels qui doivent utiliser des équipements de puissance limitée, et les établissements qui leur propose une scène extérieure ne sont pas autorisés à « monter les décibels » pour la musique qu’ils diffusent à l’intérieur. Quelle que soit l’heure, ils restent soumis à la législation contre les nuisances sonores, et notamment doivent veiller à respecter leur voisinage : ils ne bénéficient donc pas de la même tolérance donnée aux amateurs de musique, qui peuvent se produire en revanche plus librement à condition de limiter leurs amplificateurs. Le contrôle des niveaux sonores à l’extérieur et l’intérieur reste en vigueur.

La Fête de la Musique est souvent critiquée en France par le fait que les autorités n’autorisent pas que les amateurs à se produire, mais aussi donnent de larges autorisations pour permettre aux commerces existants de rester ouvert au delà des heures normales, notamment les restaurants et débits de boissons ou des épiceries, qui vendent de l’alcool(souvent de la bière) consommé par les spectateurs directement sur l’espace public et non à l’intérieur de leurs établissements : la Fête de la Musique a pu paraître certaines années dans quelques villes comme une vaste « Fête de la bière » française, où la musique n’avait plus son rôle central, terminée par des débordements violents et des dégradations, ce qui a pu faire fuir les années suivantes certaines catégories de spectateurs (voire aussi de musiciens qui préfèrent l’organisation mieux contrôlée des festivals et cafés-concerts) et a nui à la réputation de la fête voulue pour tous.

Des mesures de sécurité ont été prises localement pour éviter que cette vente d’alcool expose à certains dangers, notamment dans certaines villes l’interdiction de la vente en bouteille ou au verre (seuls les gobelets jetables non dangereux sont autorisés, y compris dès le début de soirée pour la vente en salle dans les établissements habituels). Les vendeurs itinérants d’alcool ne sont plus autorisés s’ils ne disposent pas d’une licence, et aussi car ils vendaient cet alcool souvent en canettes métalliques jugées aussi dangereuses que le verre.

D’autres nuisances proviennent de la fourniture par ces vendeurs itinérants de produits alimentaires à emporter dans des conditions sanitaire inadéquates (qui seraient interdites dans les restaurants) : cette vente n’est pas nécessairement illégale mais ne dispense pas des équipements de conservation ou d’hygiène adaptés, de gestion des déchets ou de protection du public (pare-feux, combustibles, fumées, etc.), ni des contrôles vétérinaires des produits vendus. Les associations critiquent aussi la gestion par les communes de la grande quantité de déchets et emballages (souvent difficilement recyclables) laissée dans l’espace public par cette manifestation.

Enfin, la vente d’alcool auprès d’une population souvent très jeune les expose à divers dangers, notamment en termes de santé publique (prévention de l’alcoolisme) et de sécurité routière et publique (prévention de la violence). Des associations se mobilisent pour organiser les transports et retours et inciter les jeunes à ne pas prendre le volant. À Paris comme dans certaines autres grandes villes, les transports publics (dont le métro) deviennent gratuits le soir et des services supplémentaires gratuits sont organisés en fin de soirée ou dans la nuit (c’est le cas aussi pour d’autres fêtes). La police et la gendarmerie effectuent de sévères contrôles d’alcoolémie autour des principaux lieux de rassemblements, mais aussi patrouillent sur les lieux mêmes pour prévenir ou limiter les débordements, bagarres et dégradations qui peuvent survenir à l’occasion de n’importe quel festivité publique ou rassemblement.

Tous ces risques et dispositifs légaux et de sécurité se retrouvent désormais dans n’importe quelle autre manifestation sur l’espace public, par exemple aussi la Fête nationale (le 14 juillet en France), ou d’autres manifestations identitaires à forte composante musicale (comme les Technoparades, et les Gay Prides et autres « marches » qui ont lieu aussi en juin à la même période, etc.), ou encore les grandes manifestation sportives (comme les différents tours de France ou d’autres pays européens) et commerciales (grandes braderies, fêtes foraines). Mais la Fête de la Musique, par son ampleur et le fait qu’elle attire un public jeune particulièrement exposé aux risques, nécessite la mise en œuvre de moyens bien plus importants que ceux utilisés habituellement pour ce type de manifestation, ce qui nécessite la collaboration de l’ensemble des services de sécurité civile, publics ou privés, et du milieu associatif largement mobilisé ce soir-là, comme ils le resteront durant les nombreux festivals de l’été, dont la Fête de la Musique constitue souvent aujourd’hui le lancement. Cette manifestation permet ainsi de mesurer chaque année l’état de préparation des personnels impliqués le reste de l’année.

 

Les succès de la Fête de la Musique

Depuis son lancement son succès n’a pas été démenti lors de chaque édition annuelle : ainsi uniquement en France, la Fête de la Musique permet chaque année, selon le Ministère de la Culture, l’organisation dans tout le pays de plus de 18 000 concerts par environ 5 millions de musiciens ou chanteurs amateurs, rassemblant près de 10 millions de spectateurs. Tant en France qu’à l’international, les organisateurs adhèrent à une Charte Internationale des villes organisatrices (plus de 340 dans le monde) qui tient à maintenir la gratuité et le libre accès aux évènements organisés sous son label et la valorisation de l’expression musicale des amateurs.

En France selon l’INSEE, la Fête de la Musique est connue par 97% des français dont un sur dix y a contribué soit que ce soit en tant que musicien ou de chanteur, et 79% en tant que spectateurs au moins une fois depuis plus de 25 ans. Les pratiquants réguliers de musique en France comptent en effet pas moins de 1,7 millions de jeunes français de moins de 15 ans (non compris les 10 millions d’élèves qui suivent les cours de musique à l’école), et plus de 80 000 élèves inscrits dans des cours privés ou publics des écoles de musique.

Et à l’inverse des chiffres de fréquentation des équipements culturels classiques, la fête permet d’attirer plus de spectateurs ruraux que citadins, et moins les cadres que les agriculteurs, artisans ou commerçants, grâce à la gratuité et l’ouverture la plus large possible à tous les styles musicaux qui autrement ne trouvaient pas de place dans les circuits culturels usuels. D’autre part, la fête s’est avérée révélatrice de talents dans des genres musicaux « populaires » alors naissants, comme le rap, le hip-hop ou la techno, les danses de rue, ou encore les musiques des minorités notamment africaines et antillaises qui sortent de leurs quartiers « ghettos » habituels, mais aussi tous les genres des musiques traditionnelles régionales qui s’entrechoquent et se renouvellent dans un joyeux mélange des influences.

La Fête de la Musique a su montrer aussi que des genres musicaux dits morts, voire « ringards » ou sans public, connaissaient toujours un intérêt affirmé par de nombreux artistes amateurs, avec une large participation des jeunes (près de 23% des participants de 15-17 ans à cette fête en France le font ce jour-là sur une scène improvisée, et près de 78% de ceux-ci participent ce jour-là à la fête d’une façon ou d’une autre), et par un public qui y découvre encore chaque année des créations originales et de nouvelles expressions et styles sans cesse renouvelés, montrant par là même que la richesse de la musique est au cœur des préoccupations culturelles et du besoin d’expression de la population tout entière.

Cette réussite en fait aujourd’hui un élément majeur et incontournable de la vie culturelle française, mais bien au-delà c’est devenu un énorme évènement culturel mondial, participant à l’image de la France et de la Francophonie dans le monde, mais aussi à la mixité des cultures et à la paix sociale.

Une conséquence du succès populaire de la Fête de la Musique sera le renouveau (ou la multiplication) de très nombreux festivals de musique en France durant la période estivale, qui grace à ce succès démontré, ont su trouver davantage de financements publics et privés et un espace de promotion (autant aussi de découverte et de sélection) des meilleurs artistes rompus à l’expression sur scène devant un public diversifié : la fête assure ainsi la publicité et le succès commercial de l’ensemble des festivals d’été. Aussi, dans nombre de petites villes non touristiques, c’est pratiquement le seul évènement culturel d’importance de l’année (souvent même devant la fête nationale qui attire moins de spectateurs et qui peine à y attirer des artistes professionnels ou amateurs dans les bals populaires).

Une autre conséquence de ce succès a été d’étendre plus tard les célébrations nationales populaires à d’autres formes d’art, notamment la Fête du cinéma qui sera organisée aussi en France peu après (dès 1985) et dans la même période de fin juin (peu après le Festival de Cannes) pour ouvrir les salles à un public plus jeune, ou encore les Journées du Patrimoine (dès 1983 en France puis partout en Europe en 1991) pour ouvrir le temps d’un weekend de septembre les monuments et bâtiments conservés ou autres sites exceptionnels habituellement fermés (car affectés à certains services ou institutions) à un plus large public.

 

La Fête de la Musique dans le monde

La Fête de la Musique n’a pas encore acquis dans le Monde l’ampleur et la régularité qu’elle a acquise en France, car elle dépend largement de la volonté (et des moyens) des organisateurs locaux issus des milieux associatifs (mais souvent aussi sous l’impulsion des réseaux francophones), même si l’évènement est devenu dans certains pays (comme l’Allemagne et les régions francophones de Belgique et de Suisse ou certains pays d’Amérique latine) nettement plus populaire et plus spontané, avec de nombreuses festivités d’initiative locale et privée et un support actif des pouvoirs publics en matière d’organisation et de sécurité.

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Dimanche 21 juin 2009

Le point tournant de l'éducation musicale de Stravinski est sa rencontre avec Nikolaï Rimski-Korsakov pendant l'été 1902. « Je lui exposai mon désir de devenir compositeur et lui demandai son avis. », raconte-t-il. Le célèbre compositeur, lui déconseillant le Conservatoire, lui dit qu'il serait prêt à lui enseigner une fois qu'il aurait acquis les notions élémentaires d'harmonie et de contrepoint. C'est l'été suivant que Rimski-Korsakov commence à lui donner des leçons, après avoir entendu sa Sonate pour piano en fa dièse mineur. Ces enseignements, qui continuèrent jusqu'à sa mort, se sont principalement centrés sur l'art de l'orchestration et des formes classiques.

« Il me donnait à orchestrer des pages de la partition de piano d'un nouvel opéra qu'il venait d'achever. Quand j'avais orchestré un fragment, il me montrait son instrumentation personnelle du même morceau. Je devais confronter les deux et c'est encore moi qui devais lui expliquer pourquoi lui l'avait orchestré autrement. Dans le cas où je n'y arrivais pas, c'est lui qui me l'expliquait. »

Fichier:Stravinsky Igor 1929 by F Man. Germany.jpg

Igor Stravinski épouse en 1906 sa cousine Catherine Gavrilovna Nossenko qui lui donnera quatre enfants : Fiodor (dit Théodore) en 1907, Lioudmilla en 1908, Sviatoslav (dit Soulima) en 1910 et Milena (dite Milène) en 1914.

La première œuvre composée par Stravinski lors de son apprentissage avec Rimski-Korsakov est la Symphonie en mi bémol, en 1907. Suivront le Scherzo fantastique et Feu d'artifice, celui-ci interrompu à l'annonce de la mort de son maître le 21 juin 1908. Stravinski compose alors un Chant funèbre à sa mémoire, œuvre perdue durant la Révolution russe. La création du Feu d'artifice, le 6 février 1909, est décisive pour la carrière du compositeur, car Serge de Diaghilev est présent.

Les premiers grands succès

Au moment où Diaghilev découvre Stravinski, il est déjà très populaire à Paris, non pas avec des ballets, mais plutôt avec des concerts de musique russe et des opéras, dont la création française de Boris Godounov. Au début de 1909, il s'attaque au ballet. Pour Les Sylphides, il demande à plusieurs compositeurs d'orchestrer des pièces de Chopin. Impressionné par le Feu d'artifice qu'il vient de voir, il demande à Stravinski d'orchestrer le Nocturne en la bémol majeur et la Valse brillante en mi bémol majeur destinée au final.

Au cours de l'été, alors que Diaghilev part pour Paris où il rencontre un succès extraordinaire avec sa première saison des Ballets russes, Stravinski se retire à Oustiloug pour composer le premier acte de son opéra Le Rossignol. Cependant, il devra interrompre sa composition puisque Diaghilev lui commande un premier ballet. Pour sa nouvelle saison, il désirait présenter une œuvre inédite, inspirée de la légende de l'oiseau de feu. Anatoli Liadov devait à l'origine en écrire la musique, mais étant un compositeur trop lent, il décida de se tourner vers Stravinski, qui était alors âgé de vingt-sept ans. L'immense succès de L'Oiseau de feu, créé le 25 juin 1910, fait du compositeur une vedette instantanément.

Après L'Oiseau de feu, les deux prochains ballets que Stravinski composera pour la troupe de Diaghilev marqueront un changement de direction dans son approche musicale. Alors que L'Oiseau de feu est encore bien ancrée dans la tradition post-romantique héritée, entre autres, de Rimski-Korsakov, Petrouchka, créé le 13 juin 1911, marquera une rupture importante. Stravinski y abandonne toute l'harmonie chaleureuse et « magique » de L'Oiseau de feu, caractérisée entre autres par l'utilisation abondante du chromatisme. Il utilise maintenant la « polytonalité » et la juxtaposition de séquences rythmiques.

Les deux années suivantes, Stravinski compose très peu de pièces : deux cycles de chants et une brève cantate mystique, Le Roi des étoiles. Cependant, il compose ce qui va devenir probablement son œuvre la plus célèbre et qui lui assurera définitivement une place parmi les compositeurs les plus marquants du XXe siècle. Il s'agit du Sacre du printemps. Sa création, une des plus scandaleuses de l'histoire de la musique, eut lieu le 29 mai 1913 au Théâtre des Champs-Élysées, à Paris, sur une chorégraphie de Vaslav Nijinski. Le compositeur décrit ainsi la représentation dans ses Chroniques de ma vie : « [J'ai] quitté la salle dès les premières mesures du prélude, qui tout de suite soulevèrent des rires et des moqueries. J'en fus révolté. Ces manifestations, d'abord isolées, devinrent bientôt générales et, provoquant d'autre part des contre-manifestations, se transformèrent très vite en un vacarme épouvantable. » Dans le Sacre, Stravinski approfondit les éléments déjà expérimentés avec ses deux premiers ballets, soit le rythme et l'harmonie. L'un est constitué d'un dynamisme sans précédent, alors que l'autre repose en partie sur l'utilisation d'agrégats sonores.

L'après Sacre


Quelques jours après la première représentation du Sacre du printemps, Stravinski attrape une forte fièvre typhoïde qui l'oblige à passer six semaines dans une maison de santé à Neuilly. À sa sortie, il compose les trois petites chansons dites Souvenirs de mon enfance, mais déjà, il décide de se remettre à son opéra Le Rossignol, dont la composition avait été interrompue au premier acte lorsqu'il reçut la commande de L'Oiseau de feu, en 1909. Cependant, son style ayant beaucoup changé depuis, Stravinski fera du premier acte de 1909 une sorte de prologue, justifiant ainsi les différences musicales entre celui-ci et le reste de l'opéra. Le poème symphonique Le Chant du rossignol, qu'il en tire en 1917, est considéré par plusieurs comme étant « un adieu définitif au Sacre. »

Les années suivantes voient Stravinski aborder des formations plus restreintes, alors que les activités de Diaghilev et des Ballets russes sont interrompues par la guerre. Lors de son dernier voyage en Russie, un mois seulement avant le début de la Première Guerre mondiale, le compositeur rapporte deux recueils de chants populaires russes, qui serviront de base à la plupart de ses œuvres jusqu'à Pulcinella, en 1920. Ce n'est qu'en 1962 que Stravinski remettra les pieds dans son pays natal, cette fois en tant que citoyen américain.


Entre 1914 et 1917, Stravinski compose Les Noces, relatant un mariage paysan russe. Cependant, n'arrivant pas à se décider quant à l'instrumentation de l'œuvre, il ne l'achèvera que six ans plus tard, pour voix, quatre pianos et percussions. C'est entre 1915 et 1916 que le compositeur termine Renard(pour quatre voix et dix-sept musiciens), d'après le conte populaire russe du renard et du coq.

En 1917, au lendemain de la Révolution de Février, Stravinski passe quelques temps à Rome, en compagnie de Diaghilev, Massine, Bakst, Cocteau, Ansermet et, surtout, Picasso, avec qui il développe une grande amitié et qui fera de lui trois portraits célèbres (un en 1917 et deux en 1920). À son retour de Rome, Stravinski est bouleversé d'apprendre que sa gouvernante allemande, qui l'avait élevé dès sa naissance et à laquelle il « était profondément attaché et [qu'il] aimait comme une seconde mère», est décédée. Quelque mois plus tard, il s'agit de son frère Goury qui meurt sur le front roumain. Stravinski se trouve à ce moment dans une situation matérielle très précaire, arrivant difficilement à nourrir sa femme et ses quatre enfants. Il imagine donc, en collaboration avec l'écrivain Charles Ferdinand Ramuz et le chef d'orchestre Ernest Ansermet, un spectacle de poche ambulant. Ce sera L'Histoire du soldat, spectacle pour trois récitants et sept musiciens, terminé en 1918. L'œuvre qui suivra marquera un point tournant très important dans la carrière du compositeur, car il s'agit de sa première composition de sa période dite néoclassique.

Pendant la période de la guerre, Stravinski habitait principalement en Suisse (avec un voyage en Italie et un autre en Espagne), ensuite dit-il « comme après la paix, la vie active dans toute l'Europe, et surtout en France, avait repris de la façon la plus intense, (...) je résolus de transporter mes pénates en France où alors battait le pouls de l'activité mondiale »

Le néoclassicisme

Avec Pulcinella (1920), d'après Pergolèse, débute la période dite « néoclassique » de Stravinski (une voie d'ailleurs explorée, juste avant lui, par des compositeurs comme Georges Enesco avec sa Suite d'orchestre op. 20 ou Maurice Ravel avec son Tombeau de Couperin) : elle durera jusqu'à l'opéra The Rake's Progress, en 1951. Il emprunte alors aux musiques de : Machaut, Bach, Weber, Rossini, Tchaïkovski et d'autres, mais avec un humour, un métier et une originalité n'ayant rien d'une épigone. Du printemps 1921 à l'automne 1924, Stravinski vit à Biarritz sur la côte basque. Ses amis Ravel, Alexandre Benois, Arthur Rubinstein, mais surtout Coco Chanel et une riche Chilienne qui deviendra son mécène, Mme Errazuriz, l'avaient encouragé dans ce choix. A la fin 1924, la famille déménage à Nice. Cette période voit naître de nouvelles œuvres comme Symphonie d'instruments à vent (1920), l'Octuor pour instruments à vent (1922-1923), la Symphonie de psaumes (1929-30), la Symphonie en trois mouvements (1945), Orphée (1947) ou la Messe (1948), mais aussi l'opéra bouffe Mavra (1922), l'opéra-oratorio Œdipus Rex (1928), les ballets Apollon musagète (1928) et Jeu de cartes (1936), le mélodrame Perséphone (1934), le concerto Dumbarton Oaks (1938) et la Symphonie en ut (1940).

Vers 1950, face à l'impact grandissant des trois Viennois (Schönberg, Berg, et surtout Webern) et dans une moindre mesure de Varèse — qui lui travaille plus avec les sons qu'avec les concepts et l'héritage du passé —, Stravinski peut apparaître comme le porte-parole de la « réaction » musicale. Il effectue alors sa volte-face apparemment la plus spectaculaire en adoptant un sérialisme très personnel, plus dans la lignée de Webern que de Schönberg. En témoignent après de timides essais dans la Cantate de 1952 sur des textes médiévaux anglais, le Septuor — en particulier la gigue, clin d'œil au Schönberg de l'opus 23 (1953) —, les Trois chants de Shakespeare (1953), In memoriam Dylan Thomas (1954) puis, surtout, le Canticum Sacrum (1956) et le ballet Agon (1957). Son style se fait dépouillé, d'une grande austérité, et l'inspiration religieuse occupe une place importante, avec Threni (1958), œuvre maîtresse, Abraham et Isaac (1963) dédiée à la nation d'Israël et chanté en hébreux, le lugubre Introïtus (1965) ou encore les ultimes Requiem canticles (1966) qui semblent un résumé de toute son œuvre. Citons encore Mouvements pour piano et orchestre (1959) très webernien d'allure et les méconnues Variations (Aldous Huxley In Memoriam) pour orchestre (1963) où le vieux lion tient la dragée haute à toute la jeune génération : plusieurs passages font penser au Karlheinz Stockhausen des Gruppen. Il meurt le 6 avril 1971 à New-York après avoir présenté The Rake's Progress.

Son œuvre

Une œuvre d'une profonde unité

Pour Stravinski, la musique est destinée à « instituer un ordre dans les choses, y compris et surtout un ordre entre l'homme et le temps [...]. La construction faite, l'ordre atteint, tout est dit. »

On a l'habitude de diviser l'évolution de Stravinski en trois périodes : russe, néoclassique et sérielle. Mais, en ses débuts, il recrée plus qu'il n'emprunte le matériau folklorique, et les éléments de son langage ne sont pas de provenance russe, mais marquent l'aboutissement de certaines traditions occidentales. Son néoclassicisme est quant à lui non pas un pastiche, mais le point de départ d'une recherche, celle de l'objectivité stylistique dans le cadre de l'universalité de la forme et de l'esprit, ce qui explique la persistance de son intérêt pour les sujets hors temps, quasi rituels. Ses œuvres sérielles, enfin, poussent à ses plus extrêmes conséquences le souci de rigueur au détriment de l'élément subjectif et prennent appui sur le seul phénomène musical collectif du XXe siècle. Son parcours pourrait apparaître ainsi non plus comme une succession d'adhésions et de désengagements, qui conduisent alors nécessairement à douter de son authenticité profonde, mais comme témoignant d'une réelle unité.

Littérature

Stravinski a écrit deux livres, fréquemment réédités. Le premier, Chroniques de ma vie, est une autobiographie racontant sa vie jusqu'en 1935. Elle a par la suite été rééditée en 1962 et régulièrement depuis. Le second ouvrage, Poétique musicale, rédigé en 1945, est un essai sur la musique.

Robert Craft, son ami et son collaborateur pour les trente dernières années de sa vie, a également rédigé de nombreux volumes avec ou sur le compositeur. Mentionnons ici ceux rédigés en collaboration avec lui : Conversations with Igor Stravinsky, Souvenirs et Commentaires, Expositions and Developments, Dialogues and a Diary, Themes and Episodes et Retrospectives and a conclusion.

L'ouvrage Souvenirs sur Igor Stravinsky, écrit en 1929 par Charles Ferdinand Ramuz , constitue un témoignage de l'amitié entre les deux artistes.

Son fils aîné, Théodore Strawinsky, a écrit un ouvrage sur le musicien Le message d'Igor Strawinsky, publié en 1948 et réédité en 1980. Il a aussi rédigé un livre de souvenirs sur ses parents Catherine et Igor Strawinsky, album de famille, en 1973.


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Mercredi 17 juin 2009
                            Fichier:Igor Stravinsky LOC 32392u.jpg

Igor Fiodorovitch Stravinski (en russe : Игорь Фёдорович Стравинский) (Oranienbaum, Russie, 17 juin 1882 — New York, 6 avril 1971 était un compositeur et chef d'orchestre russe (naturalisé français en 1934, puis américain en 1945) de l'époque moderne, considéré comme l'un des compositeurs les plus influents du XXe siècle.

L'œuvre de Stravinski, qui s'étend sur près de soixante-dix années, se caractérise par sa grande diversité de styles. Le compositeur accéda à la célébrité durant sa première période créatrice avec trois ballets qu'il composa pour les Ballets russes de Diaghilev : L'Oiseau de feu (1910), Petrouchka (1911) et surtout Le Sacre du Printemps (1913). Le Sacre, son œuvre la plus célèbre, eut un impact considérable sur la façon d'aborder le rythme en musique. Dans les années 1920 sa production musicale prit un virage néoclassique et renoua avec les formes traditionnelles (concerto grosso, fugue et symphonie). Dans les années 1950 enfin, Stravinski explora les possibilités de la musique sérielle en utilisant les techniques les plus avancées de son époque.Fichier:Fedor stravinsky.jpg

Igor Stravinski est né le 17 juin 1882 à Oranienbaum, où ses parents se trouvaient en vacances, mais il passa toute son enfance au 66 Krioukov Kanal, à Saint-Pétersbourg, où la famille résidait. Son père, Fiodor Stravinski était une basse chantant au théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg. Igor était le troisième d'une famille de quatre enfants. La vie familiale était difficile. Ses parents étaient sévères et les rapports qu'il avait avec ses deux frères aînés étaient également froids. « Il ne me montrait de tendresse que lorsque j'étais malade », écrit-il à propos de son père dans Souvenirs et commentaires.

Malgré le fait que son père soit un chanteur de renom, le jeune Stravinski n'a très peu de contacts avec la musique classique dans sa jeunesse. En 1890, à huit ans, La Belle au bois dormant de Tchaïkovski et plus tard Une vie pour le tsar de Glinka restent ses deux seules expériences de concert importantes de son enfance. Igor débute des leçons de piano à l'âge de neuf ans et « ne semble du reste pas montrer de dispositions particulières pour la musiqu». Ce que le jeune enfant aimait le plus faire au piano, c'était improviser, malgré les nombreux reproches qu'on lui faisait. « Ce travail continu d'improvisations n'était pas absolument stérile, car il contribuait d'une part à une meilleure connaissance du piano, et d'autre part faisait germer des idées musicale », écrit-il dans ses Chroniques de ma vie. À son premier professeur succèdera Mme Khachperova, élève d'Anton Rubinstein, qui fait travailler à Stravinski le répertoire classique et romantique d'une manière très autoritaire, allant même jusqu'à interdire totalement l'usage de la pédale.

Ses premiers essais de composition n'étant pas suffisamment satisfaisant, son père l'inscrit à la faculté de droit de Saint-Pétersbourg en 1901. Durant la même période, il prend des leçons d'harmonie et de contrepoint. Quoique l'étude de l'harmonie ne lui donne « aucune satisfactio», il s'exerce beaucoup au contrepoint pour son propre compte. Cependant, le décès de son père le 21 novembre 1902 lui enlève un poids considérable. Même s'il reste inscrit pendant quatre ans à l'université, il n'assiste au plus qu'à une cinquantaine de cours. Il passe maintenant ses soirées au théâtre Mariinski et aux concerts symphoniques de la Société impériale et fait d'autres essais de compositions dont le chant Nuages d'orage et un Scherzo pour piano.

 

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